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Discours
Initiative Cuba Socialista 12-10-2002
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Bonsoir
!
Cette
fête Che est placée sous le signe de «
Stop the war - Free the five ». Depuis l'année
passée, l'insécurité s'est accrue dans
le monde. Pour beaucoup, la menace de guerre des Etats-Unis
tombait des nues - pardonnez-moi l'expression. Peu de gens
pouvaient imaginer qu'un pays qui se qualifie de défenseur
de la démocratie s'engagerait sur les traces de Hitler
et déclarerait la guerre au monde entier. Mais il n'en
était pas ainsi pour les Cubains. Raúl Valdés
est directeur de l'école des cadres du Parti Communiste
cubain. Plus d'un an avant le 11 septembre, il mettait en
garde face à la menace fasciste. Il disait : «
Les cercles les plus réactionnaires du capital financier
aux Etats-Unis préparent une alternative fasciste.
Ils n'ont pas l'intention de mettre à l'écart
explicitement la démocratie bourgeoise. Il s'agit d'un
nouveau type de fascisme, le fascisme du dollar. Ce fascisme
d'aujourd'hui est enrobé de beaux mots tels que les
droits de l'homme et la démocratie pluripartite. »
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Mieux
que quiconque, les Cubains connaissent la vraie nature du «
pays des citoyens libres ». Depuis plus de quarante ans déjà,
les Etats-Unis tiennent en otage tout un peuple avec un blocus meurtrier,
des attentats terroristes et la guerre biologique. En 1976, des
terroristes de la CIA ont abattu un avion de ligne cubain. Tous
les passagers et membres d'équipage ont péri. Le virus
Dengue, que les Etats-Unis ont répandu sur Cuba en 1981 a
fait en quelques semaines 344.000 malades et 158 morts dont 101
enfants. Qu'est-ce d'autre que la terreur fasciste ?
Le saviez-vous ? Pourquoi les médias ne parlent-ils jamais
des victimes? Ramsey Clark, ex-ministre de la Justice des Etat-Unis,
se pose la question : « Comment un gouvernement qui est tellement
déterminé à partir en guerre contre le terrorisme
- comme il l'appelle - peut-il être tellement soucieux de
protéger des terroristes sur son propre territoire ? Des
terroristes qui attaquent, qui attaquent depuis de nombreuses années
et qui ont causé plus de morts à Cuba que le 11 septembre?
»
Cuba
a le droit de se protéger de cette terreur. Aussi de jeunes
gens courageux risquent-ils leur vie en s'infiltrant dans des organisations
cubaines terroristes à Miami. Ils fournissent à Cuba
les données qui permettent de prévenir des attentats.
Il y a quatre ans, cinq d'entre eux ont été arrêtés
à Miami. Cinq jeunes gens qui, sur les traces du Che, ont
sacrifié leur propre vie au service de leur peuple. Ramón,
Antonio, Fernando, Gerardo et Rene sont les héros de ce temps.
Dans la lutte contre la guerre, ils sont l'avant-garde. Ils méritent
un chaleureux applaudissement.
Oui,
chers amis, il y a des prisonniers politiques cubains, mais ils
se trouvent dans les prisons des Etats-Unis ! Nous vous appelons
à soutenir la campagne pour leur libération immédiate
en signant la pétition et en la diffusant et en faisant connaître
largement leur cause.
Entre-temps,
Bush partage le monde en alliés et en terroristes. L'«
Axe du Mal » et la liste des « Etats voyous »
s'allonge en fonction des intérêts des Etats-Unis.
La nouvelle guerre annoncée contre l'Irak est criminelle.
Fidel et le gouvernement cubain font preuve d'une solidarité
internationale conséquente avec l'Irak. Dans un télégramme
récent adressé aux autorités irakiennes, Fidel
ne se contente pas de dénoncer « la politique barbare
des Etats-Unis à l'encontre du peuple ami d'Irak ».
Il a aussi assuré à Sadam Hussein de la solidarité
du peuple cubain contre la menace de guerre et de son soutien inconditionnel
pour la levée de l'embargo. Je vous appelle à vous
opposer à cette guerre par tous les moyens possibles. Participons
massivement à la manifestation pour la paix, départ
de la Gare du Nord, le dimanche 10 novembre à 13 heures,
sous le mot d'ordre : « pas de guerre en Irak, liberez la
Palestine »
En
Irak, pays d'à peine 23 millions d'habitants, plus d'un million
et demi de personnes sont mortes des conséquences de la guerre
et de l'embargo. Combien de victimes innocentes tomberont encore
? Quels pays suivront ? La Corée du Nord ? L'Iran ? la Somalie
? Cuba ? La Chine ? A quoi le monde ressemblera-t-il après
cette croisade impérialiste hypersophistiquée ?
Chers
amis, le 30 novembre 1964, le Che parlait de l'assassinat de Lumumba
et des crimes horribles des paras belges et des mercenaires occidentaux
au Congo en ces termes : « Les événements au
Congo nous montrent la bestialité de l'impérialisme.
Cette bestialité n'est pas le fait d'une certaine frontière
ou d'un certain pays. Les bêtes sauvages, c'étaient
les hordes hitlériennes, tout comme aujourd'hui les Nord-Américains
sont des bêtes, ou les paras belges, ou les impérialistes
français en Algérie. Car c'est la nature de l'impérialisme
qui transforme les gens en bêtes, qui les transforme en animaux
de proie sanguinaires, prêts à trancher des gorges,
à tuer et à anéantir
» Ces paroles
sont plus actuelles que jamais.
Il
y a quelques semaines, Dan Fisk, vice-secrétaire aux Affaires
étrangères des Etats-Unis, a accusé Cuba de
diffuser de fausses informations sur Al Qaïda pour tromper
les services de sécurité des Etats-Unis. Sans la moindre
preuve, bien entendu. Ce genre d'accusations peut constituer un
prétexte pour menacer à nouveau Cuba d'agression militaire
après plus de 40 ans de blocus économique et d'attentats
terroristes.
Mais
pourquoi Cuba est-il en ligne de mire ? Pensez-vous que cette petite
île d'à peine 11 millions d'habitants constitue un
danger pour une grande puissance comme les Etats-Unis ? Ou est-ce
parce qu'en quelques dizaines d'années, elle a réalisé
des acquis sociaux dont plus des trois quarts de l'humanité
ne peut que rêver ? Est-ce parce qu'elle est de ce fait un
exemple dangereux pour les millions d'exploités, ici et dans
le tiers monde ? Est-ce peut-être parce qu'à Cuba,
le pouvoir du capital et des multinationales a été
brisé ? Est-ce parce que Fidel Castro est un des rares chefs
d'Etat restants qui ose critiquer franchement et ouvertement l'impérialisme
?
Si
les Etats-Unis sont le symbole de la mondialisation capitaliste,
Cuba en est le pôle opposé. Ce n'est pas un hasard
si la photo du Che et le drapeau cubain réapparaissent sans
cesse dans les manifestations des antimondialistes. Cuba nous montre
qu'un autre monde est possible, que le socialisme aujourd'hui n'est
pas une utopie lointaine mais une perspective réalisable.
La
réponse de la population cubaine aux menaces de Bush a été
écrasante : le 12 juin, ils sont descendus dans la rue par
millions, pour confirmer le caractère socialiste de leur
révolution. A La Havane, dans les 14 provinces et dans chacune
des 169 communes. Ce fut sans doute la plus grande manifestation
jamais vue. « Un discours de Bush si offensant, grossier et
menaçant, avec des exigences de style nazi, méritait
une réponse convaincante », estimait Fidel.
Pour
conclure, je voudrais encore vous lire un passage d'une lettre de
Ramón, un des cinq. Quatre années d'emprisonnement
en isolement ne sont pas venues à bout de cet homme. Dans
l'esprit du Che, nous recevons, des prisons des Etats-Unis, un appel
à lutter ensemble pour la paix et pour un autre monde. Voici
les mots de Ramón :
«
Malgré toute l'injustice de notre procès, quelque
chose très réconfortant et très encourageant
est en train de se produire. La solidarité avec notre patrie
et avec notre cause grandit de jour en jour. De plus en plus de
gens découvrent la vérité sur Cuba et voient
l'hypocrisie des Etats-Unis. Nous sommes témoins d'un processus
splendide d'unification parmi les progressistes, les gens de gauche,
les travailleurs et les pauvres. C'est le moment de rassembler nos
forces et de lutter contre le véritable ennemi de nos peuples
: l'impérialisme, cause des guerres et des crimes qui détruisent
notre planète. Un nouveau monde, une nouvelle société
et un nouvel ordre mondial s'imposent. Nos peuples méritent
un avenir meilleur. Ils en ont absolument besoin. C'est un honneur
pour nous si notre sacrifice et nos efforts constituent une modeste
contribution à la réalisation de ce rêve. »
Free
the five
Stop
the war
Viva
Cuba Socialista
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